Par LALALI
Mais le cadre familial et scolaire doit évoluer vers une société de valorisation et de protection effective des filles en leur accordant les mêmes opportunités de créativité et d’innovation que celles accordées aux garçons. Une éducation étoffée sans discrimination à l’aune du développement voulu et partagé par le plus grand nombre procure aux filles l’aisance qui conduit au succès et les libère.
Notre ligne éditoriale de ce 11 octobre 2024, mois focalisé entre autres sur la Journée internationale de la Fille est axée sur le thème générique La vision des filles pour l’avenir décliné en thème national Le Congo de demain avec les filles autonomisées. Cela traduit la volonté politique de notre Gouvernement qui, à travers le Ministère du Genre, Famille et Enfant, exprime notre souci commun de répondre par une éducation complète et de qualité à la voix de nos enfantsfilles aux fins de leur habilitation dans un contexte de reprise socioéconomique prometteur malgré la guerre nous imposée particulièrement au Nord et à l’Est du pays.
La présence de Madame la Ministre du Genre, Léonnie KANDOLO OMOYI à la célébration de cette Journée au Lycée catholique des Sœurs à Movenda dans la commune de Ngiri-Ngiri avec les Partenaires tels que l’UNFPA et le Forum des éducatrices africaines ou FAWE/ RDC a circonscrit le cadre national de l’événement en reconnaissant le rôle majeur que les élèves-filles sont appelées à jouer dans l’éveil de conscience et la paix pour la réalisation des études sérieuses et documentées, loin des distractions mais proches de la pédagogie active, de l’encadrement parental et des échanges intergénérationnels générateurs de dialogues francs aussi bien à l’école qu’en famille. Lire article de fond cicontre.
C’est le lieu au cours de ce même mois d’octobre de féliciter encore une fois Madame la Ministre du Genre qui – sous l’impulsion du Président de la République, Son Excellence Felix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO et de Madame la Première Ministre, Cheffe du Gouvernement, Judith SUMINWA – vient de faire entériner au Conseil des Ministres la date du 31 mars comme journée commémorative dédiée à la célébration de la Masculinité Positive pour un accompagnement massif des garçons et des hommes genrés favorables à la promotion des droits des femmes et des filles.
Maintenant réfléchissons en termes d’enjeux pour le développement durable au moment où dans la sectorialité du Genre s’impose une pluridisciplinarité qui exige une Education plus pour les jeunes en citant la communication du 11 octobre 2024 de Madame la Directrice régionale de l’ONUSIDA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre.
En effet, elle a reconnu que la vision des filles pour l’avenir rassemble aujourd’hui aux cotés des Gouvernements concernés les forces et les compétences des agences des Nations Unies suivantes : ONUSIDA, ONUFEMMES, UNESCO, UNFPA et UNICEF pour l’Education et l’Autonomisation des filles comme fondement de toute stratégie de prévention du VIH réussie. Car l’Education sexuelle complète (ECS) permet aux jeunes d’acquérir les connaissances et les compétences dont ils ont besoin pour se protéger du VIH tout en abordant des questions plus larges d’égalité des sexes et d’autonomisation.
L’URGENCE CULTURELLE,
SCIENTIFIQUE ET CULTURELLE
POUR L’AVANCEMENT DE LA JEUNESSE SANS LES VBG
Peut-être que nous l’avons déjà oublié ! La 40ème Session de l’Assemblée générale de l’UNESCO tenue à Paris en novembre 2019 a retenu l’attention de la délégation congolaise parce qu’elle a placé l’Education au cœur de la culture pour ressortir une dimension plus humaine et innovante. Il s’agit de chercher et de soutenir, malgré bien des contraintes et défis à l’émergence des droits des filles, – des savoirs multisectoriels et multidimensionnels ainsi que l’implication des jeunes, des hommes et des femmes dans tous les secteurs et stades d’élévation des nations.
Cela relève de la décision des États et de la mise en œuvre des politiques et programmes nécessaires à l’habilitation des jeunes et des femmes pour des visées sociétales véritablement transformatrices de notre monde en devenir constant à travers la diversité de nos ressources et potentiels dont 55 millions de jeunes avec une capacité énorme d’apprentissage, de créativité et d’entrepreneuriat et qui ne demandent qu’un investissement conséquent dans leur santé, éducation, formation et protection comme l’a stigmatisé le Représentant de l’UNICEF à l’Académie des BeauxArts lors du cinquantenaire de son organisme.
Enfin, le Ministère du Genre, les Ministères et les partenaires sectoriels et les activistes des droits des enfants bougent toujours dans ce sens car parmi des réalisations multiples en faveur des filles des mesures visant la promotion de leurs droits ont été prises à travers la gratuité de l’enseignement primaire, le relèvement de l’âge de la majorité à 18 ans , l’organisation des campagnes de sensibilisation des parents à scolariser les filles et les garçons et la lutte contre les mariages et les grossesses précoces… De nouvelles déclinaisons contenues dans la Stratégie nationale de lutte contre les VBG de 2020 révisée tendent à renforcer l’éducation sur les VBG dans le processus de socialisation des enfants et des jeunes et d’améliorer l’environnement scolaire et communautaire d’apprentissage et d’intervention sur les inégalités de genre et les VBG pendant que le Code de la famille insiste sur la coresponsabilité des parents dans l’éducation des enfants.
Terminons par deux citations d’incitation à faire plus pour nos gosses indistinctement de sexe et à quelque 6 ans d’évaluation des ODD et du Cadre conceptuel de Beijing plus 30. La première est de Georges Danton Après le pain, l’éducation est le premier besoin du peuple et la seconde, non moins célèbre, est celle de Nelson Mandela L’éducation est l’arme la plus puissante que l’on puisse utiliser pour changer le monde.
Lalali Lumbala


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